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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 23:12

Les haut-parleurs de la voiture crachent du Pink Floyd, la route qui se déroule devant nous est avalée à 140km/h (malgré les limitations à 90..) Le vent ballotte la VW et dans le retro, vue de rêve, le Fitz Roy et ses satellites, Poincenaut, St Exupéry, Val de Biois, les noms des montagnes se confondent avec l’histoire de l’alpinisme moderne..

 

Il y  à 7 jours nous arrivions ici, de nuit, au bout de la route, là où la cordillère prends le dessus sur la pampa., au pied de ses incroyables aiguilles de granit.. Presque de quoi transformer Gillesleskieur en Gilleslegrimpeur, certainement de quoi le faire revêtir l’uniforme de Gilleslemontagnard…

 

La première chose qui frappe (littéralement) le visiteur et ceux malgré les avertissements des gens et des guides de voyages, c’est l’omniprésence du VENT.. Pas un petit courant, mais un vent  d’au moins 40- 50 km/h tout au long de l’été. Moins de 3 jours par mois sans vent d’après les  locaux.. Une force telle que durant toute notre première journée de marche je me disais : «  il  faut qu’on avance, la météo est en train de changer.. » Non pas que la météo n’aie pas changé, elle le fait chaque 5  minutes, mais le vent était le même que celui que l’on rencontre près d’un orage en Europe…


 

Notre itinéraire partait d’El Chalten, passait par la Laguna Torro, Passo d’el Viento (col du vent) et longeait ensuite le glacier Viedma, le plus long d’Argentine) jusqu’au lac du même nom. Nous avions rendez vous sur la plage 5 jours plus tard avec un bateau qui nous ramènerai à proximité du village…

 

Départ dans le vent, arrivée sous  la pluie, le camp est vite dressé sous les arbres, derrière quelques rochers qui nous protègent des plus grandes rafales.


Après une nuit assez agréable, nous repartons pour notre deuxième jour, le jour crucial, avec passage d’une rivière en tiyroliène et montée au col du vent.. Enfin, nous devrions repartir, mais notre « guide » (comparable à un accompagnateur chez nous) nous annonce que le logistic manager à oublié  les baudrier pour la tyroliène…Inutile de dire que l’expression sur son visage quand on lui a dit qu’on en avait 2 et même une corde valait son pesant d’or…Bref, nous voici parti.. Obstiné qu’il est il essaie de nous faire traverser la rivière à gué… de l’eau jusqu’à la taille, 6-7 mètres de large, le courant et une température de sortie de glacier nous font lui dire NON… Une fois la tyroliène passée sans encombre nous commençons la montée jusqu’au col du vent. Traversée de fond de glacier, éboulis, pierriers, l’itinéraire est varié et nous découvrons bientôt le pourquoi du nom du col…


Ian sur la Tyroliène




 Nuage au Col du Vent

Le vent nous force à stopper notre progression pour juste s’appuyer sur notre bâton et essayer de ne pas se faire renverser, à un moment lors d’une pause je me lève d’assis sur mon sac quand celui-ci, pourtant rempli pour un voyage de 5 jours avec sac de couchage et tout  le nécessaire, se met à rouler sur le sol, menaçant de s’envoler…Je me jette dessus et le plaque au sol… ouf…. La vue au Col est incroyable, d’un côté la vallée eu nous avons parcourue s’étend jusqu’à la pampa, de l’autre la plus grande étendue glaciaire non polaire du monde, le Hielo Continental Sur, déroule son tapis blanc.. 

Une infime partie du Hielo.. 25km jusqu'aux montagnes, 10heures de marche aller simple jusqu'aux premiers rochers..




Sur le Hielo Continental Sur


 

Toute tentative de mise à l’échelle ici est inutile, notre œil européen n’est simplement pas habitué a de tels étendues…25 kilomètres d’ici a la première montagne sur le (milieu) du glacier…..

 

Le reste du trek  se déroule tranquillement, entre le Passo d’el Viento et le lac Viedma (80km de long), nous dormirons dans une cabane qui porte trace du passage d’un certain Walter Bonatti, regarderons voler les condors, véritables virtuoses des courants ascendants, de près et passerons le temps comme on pourra en attendant le bateau sur la plage…

LE calendrier signé par LE maestro en 1988



 

Un condor vu de dessus sur fond de lac et iceberg




Le glacier Viedma qui meurt dans le lac du même nom (en rouge le bateau 70 places qui nous à ramassé le dernier jour)



Sur la plage

 




MONEY…. Les Pink Floyds reprennent le dessus, le rêve, ici, s’achève, nous sommes en chemin vers une autre chaîne de montagnes mythiques, Les Torres del Paine…

 

 

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Gilles le skieur - dans Montagne
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commentaires

Aurélie 28/03/2009 19:24

Youhouhou ! ça fait trop envie mais merci quand même de nous faire partager ton magnifique voyage !!!

Emilie 27/03/2009 18:50

yep... super bien écrit et belles photos, comme d hab! fais toi plaiz'